Liberté d’aller et venir contre ordre public : l’arrêté de Besançon conforté en référé

03.07.2026


Le tribunal administratif de Besançon a validé en référé un arrêté municipal controversé du maire Les Républicains, Ludovic Fagaut, qui interdit l’occupation prolongée de l’espace public dans certaines zones de la ville. Saisi en urgence par l’opposition de gauche et plusieurs associations, le juge des référés a estimé que l’édile avait démontré « la réalité des troubles à l’ordre public générés par des individus occupant de manière prolongée l’espace public », en s’appuyant notamment sur des mains courantes et des interventions de la police. La mesure, qui vise en pratique des SDF, mendiants et personnes qualifiées de « marginaux », demeure donc applicable dans l’attente d’un examen au fond.

Pour le tribunal, l’interdiction présente un caractère « proportionné », car elle est « limitée dans le temps et circonscrite à certains secteurs ». L’arrêté, pris après l’élection de Ludovic Fagaut en mars face à la maire écologiste sortante Anne Vignot, s’applique du 1er juin au 15 octobre dans le centre-ville et dans une zone commerciale de Besançon. La mairie fait valoir une série d’incidents imputés à ces occupations, évoquant violences, rixes entre personnes sans domicile fixe installées devant des pas-de-porte, ainsi que des passants importunés ou insultés.

Les élus d’opposition (PS, écologistes, PCF et LFI), la Fédération des acteurs de la solidarité et un requérant individuel dénoncent une mesure qui, selon eux, porte une « atteinte grave à la liberté d’aller et venir et à la dignité des personnes les plus précaires ». Ils voient dans le dispositif un outil de mise à l’écart de la pauvreté des espaces commerciaux et touristiques, plutôt qu’une réponse structurelle aux difficultés sociales. Pour ces opposants, la régulation de l’espace public empiète sur des libertés fondamentales, en ciblant de fait des personnes en grande précarité.

La décision rendue jeudi ne clôt pas le dossier. Le jugement sur le fond de la légalité de l’arrêté doit encore intervenir, une audience qui ne devrait pas avoir lieu avant le 15 octobre. D’ici là, la municipalité est confortée dans sa stratégie de maîtrise de l’espace public, tandis que la bataille politique et associative se poursuit autour de l’équilibre entre impératif d’ordre public et respect des droits des personnes sans abri ou en situation de mendicité dans la capitale du Doubs.

Hong Kong Rent Pressures Hit 45-Year Neighborhood Landmark in Fanling

05.07.2026


A 45-year-old Western restaurant in Hong Kong’s Fanling district is set to close at the end of this month, after failing to absorb a steep rent increase. Yat Sizz Restaurant, a nostalgia-steeped eatery on Wo Fung Street in Luen Wo Hui, will serve its last customers on July 31, staff confirmed in local media reports. Employees said the landlord raised the rent to a level the business could no longer afford, adding the owner "might have thought the Yat Sizz name could carry it." Attempts to negotiate reportedly fell through.

Opened in the early 1980s, Yat Sizz has long been regarded as a local landmark. The restaurant has kept its original interior largely intact, featuring white walls framed by multiple arched doorways, wood floors, black wrought-iron railings and a red-brick English-style bar. The highly distinctive décor has drawn comparisons with Amigo, a high-end French restaurant in Happy Valley, earning Yat Sizz the nickname "Fanling Amigo" and a listing on the Hong Kong Tourism Board’s website.

The menu leans heavily on classic Western fare that was once a staple of old Hong Kong dining rooms: borscht, French escargots, American Angus steaks, deep-fried prawn cutlets and seafood baked under puff pastry, alongside pasta dishes such as spicy garlic prawn angel hair. In its earlier years, the restaurant attracted foreign patrons from nearby British army barracks as well as visitors from other parts of the city who sought out its retro atmosphere and traditional dishes.

News of the impending closure circulated recently on social media, triggering a wave of nostalgic comments from long-time customers who said they were saddened by the development. Many described Yat Sizz as part of the collective memory of North District residents and a defining feature of Luen Wo Hui’s streetscape. With the rent dispute unresolved and the last day of service now set, the venue is poised to become the latest long-established neighborhood business in Hong Kong to disappear, leaving regulars to remember it as a symbol of a fading era of local dining culture.